CASES

place de l’hôtel de ville 51120 SEZANNE

2017  cases.sezanne@wanadoo.fr



Accueil L'Association Podor Sénégal Sézanne Nous contacter METEO PODOR METEO SEZANNE

NEW

Le Baobab
Un arbre mythique et vertueux

Hauteur

maximum

20 m

Diamètre

maximum

9 m

2 000 ans

d’espérance de vie

Peu connu sous son nom scientifique Adansonia digitata, le baobab pousse aussi bien en Afrique, en Australie qu'à Madagascar.


Impressionnant par sa taille (vingt mètres de circonférence du tronc) et  par sa hauteur (trente mètres environ), le baobab peut vivre jusqu'à ... sept mille ans ! Il pousse en région tropicale, spécialement dans les régions  sub-humides et semi-arides du sud du Sahara. C'est donc logiquement qu'on le retrouve au Sénégal où il a d'ailleurs pris une place importante au coeur de la vie des hommes.
Car, de par  l'admiration qu'il force et la curiosité qu'il suscite, le baobab entretien plusieurs légendes ...


La plus connue raconte qu'un jour le baobab était près d'un lac et dressait sa cime vers le ciel. Aucun vent ne soufflait.

La surface de l'eau était lisse comme un miroir. Le baobab voyait les autres arbres qui avaient des chevelures fleuries, de tendres écorces et des feuilles.

Tous étincelaient de couleur; le baobab voyait tout cela dans le miroir de l'eau et il était malheureux. Ses feuilles à lui étaient minuscules, ses fleurs imperceptibles. Il était gras et son écorce ressemblait à la peau ridée d'un vieil éléphant.
L'arbre invoqua Dieu et se plaignit à lui. Dieu avait créé l'arbre et était satisfait de son oeuvre qui ne ressemblait pas aux autres. Il aimait la diversité.
Seulement, il ne pouvait supporter la critique. Il demanda à l'arbre s'il trouvait beau l'hippopotame ou agréable le cri de la hyène.
Puis Dieu se retira dans les nuages.
Il voulait qu'on le laissât réfléchir en paix. Le baobab ne cessait, ni de se regarder dans le miroir, ni d'élever vers Lui ses plaintes.
Dieu descendit donc, saisit le baobab, le souleva et le replanta dans la terre, à l'envers.
Ainsi, l'arbre ne se voyait plus et ne se plaignit plus. Son branchage tortueux et dépouillé de ses feuilles une grande partie de l'année, ressemble d'ailleurs étrangement à ses racines.  

           Présent au coeur de la vie des Africains, le baobab,

 même s'il symbolise la solitude, n'en représente pas moins la  lumière et la force. En outre, ses différents usages font de lui

                 un arbre omniprésent au coeur de la vie.

L'arbre aux mille vertus

           Lorsqu'il ne sert pas d'abri aux hommes, il offre l'hospitalité

 aux animaux. Le baobab est aussi une mine de ressources alimentaires

       et représente une matière première intarissable pour les usages de

           la pharmacopée. En effet, son tronc épais est gorgé d'eau et

peu emmagasiner plus de 120 000 litres  d'eau. Ses fruits, appelés "pains de singe"semblables à des  calebasses, peuvent être mangés crus ou         utilisés en bouillie pour préparer des boissons. Mélangé à de l'eau

     ce breuvage s'apparente au lait de coco, avec un goût de citron vert.

 Sa pulpe combat d'ailleurs la dysenterie, la variole, la rougeole et sa fibre                              en décoction est un anti-diarrhéique.

           Ses feuilles desséchées mélangées à des céréales fournissent

          une poudre riche en calcium, en fer, en protéine et en lipide.

                           Elles servent aussi d'anti- inflammatoire.

Ses racines peuvent se manger cuites, sinon les jeunes plants se dégustent comme des asperges. Enfin, l'écorce            est, entre autres, un fébrifuge, c'est à dire

                        qu'elle combat la fièvre. 

L'arbre de Touba

Il est à l'origine de la fondation de Touba,

la ville sainte du Baol, au Sénégal par le

Cheikh Ahmadou Bamba vers 1889.


C'est le baobab de la félicité et de la béatitude appelé Guoi Tékhé que les pèlerins viennent visiter pieusement, le bonheur éternel revenant à tous ceux qui, Noirs ou Blancs, s'y rendent en pèlerinage ou qui seront enterrés autour.



Dans la tradition islamique, Touba désigne un arbre du paradis sur les feuilles duquel sont inscrites pour chaque humain ses bonnes et ses mauvaises actions.

Chaque feuille, en tombant, provoque inexorablement

la mort de l'individu concerné.

Jusqu’à 120 000 l

d’eau dans le tronc